DEMANDE DE SANCTIONS A L’ENCONTRE DE LA RUSSIE DANS L’AFFAIRE DU BOEING DE LA MALAYSIA AIRLINES

Il y a cinq ans, un appareil de la compagnie aérienne « Malaysia Airlines » était abattu en plein vol au-dessus du Donbass ukrainien causant la mort de 298 personnes dont 80 enfants.

L’appareil effectuait, à haute altitude, le vol régulier Amsterdam-Kuala Lumpur. Les Pays Bas déplorent la disparition de 193 citoyens.

Immédiatement, après le crash, un agent du GRU russe poste sur le réseau social russe « Vkontakte » :

«  Nous venons d’abattre un avion dans la région de Thorez ainsi que le confirme notre vidéo. Les zones résidentielles n’ont pas été touchées … »

Moins d’une demi-heure après le drame, le « post » en question disparaît et fait place, fort opportunément, à une déclaration de la pseudo « République populaire de Donetsk » qui affirme être totalement étrangère au crash et qu’en tout état de cause, elle ne possède pas d’armement capable d’atteindre une cible à si haute altitude. La Russie réfuta toute implication dans la tragédie.

Sur le terrain, l’Ukraine manifestait son plein accord de coopération avec les enquêteurs internationaux, tandis que la pseudo république de Donetsk interdisait l’accès au lieu de la catastrophe et que les services russes de sécurité procédaient au nettoyage de la zone s’efforçant de faire disparaître toutes traces qui prouveraient l’usage d’un missile russe « BUK ».

Le 29 juillet 2015, le Conseil de sécurité de l’ONU proposait la création d’un Tribunal international chargé d’instruire les responsabilités dans ce drame. Instantanément, la Fédération de Russie, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, fit usage de son droit de véto.

Cinq ans après la catastrophe, les investigations permettent d’affirmer que le missile qui avait abattu l’avion, provenait de la 53ième brigade anti-aérienne russe basée à Koursk dans l’Ouest de la Russie. Quatre personnes sont accusées d’avoir provoqué le crash, trois haut-gradés russes : Igor Guirkine, Sergueï Doubinski et Oleg Poulatov et un séparatiste ukrainien Léonide Khartchenko. Ces quatre individus ont participé activement à la guerre en Ukraine et seront traduits en justice. Le procès est annoncé pour le 9 mars 2020, au Tribunal de Schiphol, dans la banlieue d’Amsterdam. Il s’agit d’un message très clairement envoyé à la Russie qui, évidemment, continue de se déclarer étrangère à cette affaire et nie toute implication.

La Fédération de Russie, toujours fidèle à l’usage de la dénégation des faits qui lui sont reprochés, use des mensonges les plus éhontés sans pour autant scandaliser la communauté internationale. La Russie est victime de ses très puissants voisins que sont la Géorgie et l’Ukraine et est obligée de se défendre en annexant 20% du territoire géorgien, en annexant la Crimée (souvenez-vous des hommes verts qui, selon Poutine, n’étaient pas russes et encore moins militaires russes), en provoquant des guerres comme dans le Donbass ukrainien, inventant des séparatistes victimes des pronazis de Kyiv. Présentement, les soi disant pronazis :

  • n’ont pas violé le droit international,
  • n’ont pas annexé de territoires étrangers,
  • n’ont pas érigé le mensonge et l’assassinat en système d’état.

La Russie possède d’énormes ressources naturelles dont l’exploitation et le bénéfice servent l’industrie militaire et financent les différentes officines de l’actuel KGB, c’est-à-dire le FSB. Gazprom finance les instruments de propagande tels RT et autres Sputnik, finance des partis politiques étrangers qui prônent la déstructuration de l’Union européenne tandis que plus de 20 millions de citoyens russes vivent sous le seuil de pauvreté dans un état qui devrait être prospère et non pas militarisé, revanchard et ultranationaliste.

La réintégration de la Russie au sein du Conseil de l’Europe n’est pas une preuve de fermeté politique face à un pays qui se moque, comme d’une guigne, des Droits de l’Homme et du Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes et qui défie le Droit international de façon quasi permanente.

Il est urgent d’imposer à la Russie des sanctions économiques supplémentaires. C’est pourquoi nous appelons les Députés de l’Union Européenne à sanctionner les entreprises russes qui sont associées à la fabrication de missiles « BUK ».

Sanctionnons le consortium KBO, les sociétés Almaz-Anteï, PAO et Soukhoï, toutes impliquées dans le crash du boeing de la Malaysia airlines.

Bohdan Bilot

Président de l’Union des Ukrainiens de France