DEMANDE DE SANCTIONS A L’ENCONTRE DE LA RUSSIE DANS L’AFFAIRE DU BOEING DE LA MALAYSIA AIRLINES

Il y a cinq ans, un appareil de la compagnie aérienne « Malaysia Airlines » était abattu en plein vol au-dessus du Donbass ukrainien causant la mort de 298 personnes dont 80 enfants.

L’appareil effectuait, à haute altitude, le vol régulier Amsterdam-Kuala Lumpur. Les Pays Bas déplorent la disparition de 193 citoyens.

Immédiatement, après le crash, un agent du GRU russe poste sur le réseau social russe « Vkontakte » :

«  Nous venons d’abattre un avion dans la région de Thorez ainsi que le confirme notre vidéo. Les zones résidentielles n’ont pas été touchées … »

Moins d’une demi-heure après le drame, le « post » en question disparaît et fait place, fort opportunément, à une déclaration de la pseudo « République populaire de Donetsk » qui affirme être totalement étrangère au crash et qu’en tout état de cause, elle ne possède pas d’armement capable d’atteindre une cible à si haute altitude. La Russie réfuta toute implication dans la tragédie.

Sur le terrain, l’Ukraine manifestait son plein accord de coopération avec les enquêteurs internationaux, tandis que la pseudo république de Donetsk interdisait l’accès au lieu de la catastrophe et que les services russes de sécurité procédaient au nettoyage de la zone s’efforçant de faire disparaître toutes traces qui prouveraient l’usage d’un missile russe « BUK ».

Le 29 juillet 2015, le Conseil de sécurité de l’ONU proposait la création d’un Tribunal international chargé d’instruire les responsabilités dans ce drame. Instantanément, la Fédération de Russie, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité, fit usage de son droit de véto.

Cinq ans après la catastrophe, les investigations permettent d’affirmer que le missile qui avait abattu l’avion, provenait de la 53ième brigade anti-aérienne russe basée à Koursk dans l’Ouest de la Russie. Quatre personnes sont accusées d’avoir provoqué le crash, trois haut-gradés russes : Igor Guirkine, Sergueï Doubinski et Oleg Poulatov et un séparatiste ukrainien Léonide Khartchenko. Ces quatre individus ont participé activement à la guerre en Ukraine et seront traduits en justice. Le procès est annoncé pour le 9 mars 2020, au Tribunal de Schiphol, dans la banlieue d’Amsterdam. Il s’agit d’un message très clairement envoyé à la Russie qui, évidemment, continue de se déclarer étrangère à cette affaire et nie toute implication.

La Fédération de Russie, toujours fidèle à l’usage de la dénégation des faits qui lui sont reprochés, use des mensonges les plus éhontés sans pour autant scandaliser la communauté internationale. La Russie est victime de ses très puissants voisins que sont la Géorgie et l’Ukraine et est obligée de se défendre en annexant 20% du territoire géorgien, en annexant la Crimée (souvenez-vous des hommes verts qui, selon Poutine, n’étaient pas russes et encore moins militaires russes), en provoquant des guerres comme dans le Donbass ukrainien, inventant des séparatistes victimes des pronazis de Kyiv. Présentement, les soi disant pronazis :

  • n’ont pas violé le droit international,
  • n’ont pas annexé de territoires étrangers,
  • n’ont pas érigé le mensonge et l’assassinat en système d’état.

La Russie possède d’énormes ressources naturelles dont l’exploitation et le bénéfice servent l’industrie militaire et financent les différentes officines de l’actuel KGB, c’est-à-dire le FSB. Gazprom finance les instruments de propagande tels RT et autres Sputnik, finance des partis politiques étrangers qui prônent la déstructuration de l’Union européenne tandis que plus de 20 millions de citoyens russes vivent sous le seuil de pauvreté dans un état qui devrait être prospère et non pas militarisé, revanchard et ultranationaliste.

La réintégration de la Russie au sein du Conseil de l’Europe n’est pas une preuve de fermeté politique face à un pays qui se moque, comme d’une guigne, des Droits de l’Homme et du Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes et qui défie le Droit international de façon quasi permanente.

Il est urgent d’imposer à la Russie des sanctions économiques supplémentaires. C’est pourquoi nous appelons les Députés de l’Union Européenne à sanctionner les entreprises russes qui sont associées à la fabrication de missiles « BUK ».

Sanctionnons le consortium KBO, les sociétés Almaz-Anteï, PAO et Soukhoï, toutes impliquées dans le crash du boeing de la Malaysia airlines.

Bohdan Bilot

Président de l’Union des Ukrainiens de France

« Le Conseil de l’Europe perd la confiance des peuples qu’il défend » – Sept délégations quittent la session de L’APCE

Après le vote d’un texte par l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, permettant le retour de la Russie au sein de l’institution après cinq ans de sanctions suite à l’annexion de la Crimée, sept délégations ont décidé de quitter l’APCE.

En signe de protestation et en soutien à la délégation ukrainienne, ce mercredi 26 juin, les délégations de la Pologne, de la Lituanie, de Lettonie, de la Slovaquie, de l’Estonie et de la Géorgie, ont quitté la session de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe.

Dans leur communiqué commun, les protestataires indiquent que la Russie n’a respecté aucune des conditions de l’APCE et s’alarment de cette décision contraire aux valeurs que l’institution est censée protéger.

« Le rétablissement inconditionnel des droits de la délégation russe sans que la Fédération de Russie honore les nombreuses demandes de l’Assemblée, va à l’encontre des valeurs fondamentales du Conseil de l’Europe et de son Statut. Cette mesure envoie un très mauvais signal à un pays qui a eu recours à l’agression militaire, l’empoisonnement des personnes, la violation des droits de ses citoyens et ne favorise pas, mais cherche à déstabiliser les démocraties dans toute l’Europe », – peut-on lire dans la déclaration.

Aujourd’hui, en tant que délégués de nos nations, nous ne pouvons pas donner de réponse à nos citoyens, comment le Conseil de l’Europe pourrait protéger leurs droits si celui-ci est plus intéressé à protéger le bien-être de l’agresseur que les victimes de l’agression et de la répression. L’avenir du Conseil de l’Europe est menacé dans son ensemble car le Conseil de l’Europe perd la confiance des peuples qu’il défend.

Nous rentrons chez nous pour consulter nos parlements et nos gouvernements sur les actions conjointes au sein de l’Assemblée au cours des prochaines sessions.

Nous souhaitons bonne chance au Secrétaire général(e) nouvellement élu(e) et espérons qu’il ou elle, trouvera un moyen de résoudre cette crise de confiance sans précédent qui a été créée cette semaine ».

Rappelons que dans la nuit de lundi à mardi, par 118 voix contre 62, l’Assemblée Parlementaire a rouvert ses portes à la Russie. Une des raisons principales de cette décision est un vide financier créé par le refus de la Russie de payer ses cotisations suite à la suspension de sa participation à l’Assemblée.

Anna Jaillard Chesanovska

Comment la Russie se sert-elle des organisations internationales ?


Pour des organisations internationales, cette année 2019 est marquée par de nombreuses dates anniversaires, comme les 70 ans de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord, connus de tous comme l’OTAN. Peu nombreux sont ceux qui se souviennent que le 1er avril 1954, l’URSS a officiellement envoyé sa candidature afin de rejoindre ce “bloc ennemi”. Dans leur demande, les dirigeants soviétiques ont sollicité les Américains d’accepter trois pays soviétiques à la fois: l’URSS (séparément), l’Ukraine et la Biélorussie (en donnant pour explication que ces deux républiques ont le plus souffert de la Deuxième Guerre mondiale). La réponse de Washington fut prévisible – Moscou a essuyé un refus ferme et sans équivoque. Du moins que l’on puisse dire c’est que les Américains ont fait un bon choix … Avec l’expérience de ces dernières années, c’est avec certitude que l’on peut confirmer que l’initiative de Moscou visant à adhérer en 1954 à l’OTAN avait été correctement traitée à l’époque.

Après tout, l’objectif d’une telle aventure n’était pas la paix et la stabilité sur le continent européen, mais le blocage et la dislocation de l’organisation de l’intérieur. Tout comme aujourd’hui, lorsque la Fédération de Russie transforme le Conseil de sécurité des Nations Unies en une assemblée inutile de ceux qui, pour seule réaction, ne sont que « profondément préoccupés ».

Certains évoquent ouvertement la nécessité de réformer le Conseil de sécurité des Nations Unies en soulignant que la Russie n’a pas sa place dans une telle organisation. La raison est simple: le droit de veto, que Moscou utilise activement, stoppe la plupart des décisions du Conseil de sécurité. Y compris des décisions sur les questions ukrainiennes.

Ainsi, à la fin de l’année dernière, le ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne Heiko Maas, avait de nouveau déclaré que l’Allemagne prétendait être membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, une place qu’elle devrait obtenir suite à la réforme de l’Organisation des Nations Unies.


Deutsche Welle cite les propos du ministre, selon lesquels la structure de l’ONU créée il ya 70 ans est dépassée et que, grâce à la réforme, elle devrait «refléter l’équilibre des pouvoirs dans le monde moderne» en soulignant que la plupart des membres de l’ONU soutiennent l’idée de réforme. “Ce ne sera pas facile, mais nous ne nous lasserons pas de remettre ce sujet à l’ordre du jour”, a expliqué Heiko Maas. C’est également l’opinion d’autres États membres de l’ONU qui souhaitent redonner à l’ONU crédibilité et efficacité perdues.

Considérant l’effet destructeur de la Fédération de Russie sur l’ONU, aujourd’hui le seul organe collectif qui dit clairement NON à Moscou est l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) qui a privé la Fédération de Russie du droit de vote au sein de cette organisation en 2014. A cette époque l’APCE a clairement qualifié d’annexion les actions de la Fédération de Russie en Crimée ukrainienne, et a pointé la responsabilité du Kremlin dans le conflit dans le Donbass à l’est de l’Ukraine. En réponse, Moscou a cessé de verser ses contributions à l’organisation, dont elle est toujours membre. Mais d’après les diplomates ukrainiens qui représentent l’Ukraine à l’APCE, quels que soient le discours et les indignations du pays agresseur, la Fédération de Russie rêve de retourner à la table des négociations européenne et d’annuler toutes les sanctions imposées à son égard. Et ce sont bien des lobbyistes qui devraient aider la Russie à le faire, en modifiant les mécanismes sectoriels de l’organisation.


Comme l’assure un des membres de la délégation ukrainienne à l’APCE, le député d’Ukraine Borislav Bereza, de telles tentatives se poursuivent depuis longtemps. Ainsi, au début avril de cette année, à l’initiative des représentants de l’Allemagne au Conseil de l’Europe, le bureau de cette organisation a approuvé un débat urgent au cours duquel les parlementaires ont été invités à examiner le rapport du délégué néerlandais Tiny Kox, avec une clause visant à priver l’APCE du droit d’imposer des sanctions aux délégations nationales. Compte tenu de l’intention cachée d’une telle aventure, l’APCE a décidé de ne pas modifier le droit de l’organisation d’imposer des sanctions. Cependant, ce n’est que le début… Tant que les négociations autour de cette question sont en cours, il est évident que la présence de Moscou au sein de l’APCE lui est nécessaire pour faire avancer sa vision de la situation, former l’opinion publique en Europe et bloquer toute décision concernant l’Ukraine, ce qu’elle est incapable de faire pour le moment.


La Fédération de Russie avait également démontré son caractère destructeur dans les relations avec l’OTAN. Un des exemples qu’on appelle aujourd’hui “la marche sur Pristina » (cette année cela va faire 20 ans que la « marche » a eu lieu), plus de 200 membres du personnel militaire russe, 15 appareils de déminage et plus de 30 camions du contingent russe de maintien de la paix basé au Kosovo, ont été dépêchés à Slatina. L’objectif principal du groupe de parachutistes était de saisir l’aéroport « Slatina » du Kosovo et de l’utiliser pour transférer un plus large contingent de maintien de la paix dans le pays. Et à l’avenir – « marquer» un secteur du territoire du Kosovo.

Cependant, cette tentative n’a pas eu les résultats escomptés. L’aéroport occupé par des parachutistes russes a été immédiatement bloqué grâce à des équipages de chars britanniques, qui se sont également précipités sur les lieux.

Comme le rappelait dans ses mémoires l’ex-sous-secrétaire d’Etat américain Strobe Talbott, arrivé à Moscou en 1999 pour clarifier la situation sur cette histoire des parachutistes russes – un vrai chaos régnait alors au Kremlin. À l’arrivée d’un haut responsable américain à Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov, s’est mis à affirmer que « personne n’avait rien traversé et qu’il n’y a aucune « marche » russe ». Ce qui a été confirmé au diplomate américain par le ministre de la Défense de la Fédération de la Russie. Talbott s’est alors rendu au ministère russe de la Défense, où on lui avait assuré la même chose. Mais lorsqu’un assistant a fait irruption au bureau du ministre pour informer le général que CNN émet en direct depuis l’aéroport, avec des troupes russes en gros plan, un silence honteux s’est installé. Constatant que les mensonges ne passent plus, le ministre des Affaires étrangères, dépêché sur place s’est tourné vers Talbott en déclarant : « Je dois vous informer avec regret que le convoi de troupes russes a accidentellement franchi la frontière et est entré au Kosovo. Le ministre de la Défense et moi-même regrettons un tel événement »,


Comme on le voit, le mensonge éhonté est une chose très habituelle pour la Russie, qui n’a pas changé depuis des siècles. Les exemples ci-dessus nous persuadent encore une fois que des pays tels la Fédération de Russie, ne devraient pas être autorisés à s’approcher des organisations internationales. Après tout, l’objectif principal de Moscou, à l’ONU, à l’APCE et dans les autres instances similaires, est de les détruire de l’intérieur ou de les utiliser à leurs propres fins, y compris pour justifier leurs activités militaristes. Alors que ces organisations ont été créés dans un tout autre but… LA PAIX!

L’AMITIÉ FRANCO-RUSSE

Après la cuisante défaite que subit la France en 1870, l’Allemagne de Bismarck s’évertua à l’isoler diplomatiquement. Un accord militaire signé par la France et la Russie vit le jour : il s’agissait de pouvoir s’opposer militairement aux Empires allemands et austro-hongrois. Cet accord est connu sous le nom d’Alliance franco-russe et fut effectif de 1892 à 1917.

Après son écrasante défaite face au Japon, l’Empire russe désireux de rétablir ses finances et de se moderniser lança un emprunt international. La France souscrit activement à cet emprunt répondant au slogan « prêter à la Russie, c’est prêter à la France ». L’emprunt resta actif jusqu’en 1916, on sait ce qu’il advint du remboursement ou plus précisément de son non-remboursement.

Après avoir parcouru l’Europe en juillet 1914, Lénine résida en Galicie qui, à l’époque, était sous domination austro-hongroise. Il comprit que la guerre qui s’annonçait pouvait être porteuse d’une révolution dans l’Empire russe. Lénine, en émigration de 1908 à 1917, était corédacteur de journaux russes qui prônaient la création du parti communiste bolchévique. Après la révolution de février 1917, les Allemands rapatrièrent et financèrent Lénine afin qu’il affermisse, en Russie, l’effervescence révolutionnaire tout en exigeant l’arrêt de la participation russe à la guerre. En conséquence, sa devise devint « guerre à la guerre » et « vive la défaite ». A qui viendrait-il à l’esprit d’accuser Lénine de traîtrise, et pourtant, comment peut-on qualifier quelqu’un qui œuvre à la défaite de son pays ?

A l’avènement de la Révolution d’Octobre, le 15 décembre 1917, la Russie signe un armistice de 30 jours avec les Empires centraux. En janvier 1918, les Empires centraux estimant que les résultats de la négociation étaient insatisfaisants reprirent l’offensive et occupèrent de vastes territoires à l’Ouest de l’Empire russe. Le 3 mars 1918, le traité de Brest-Litovsk fut signé et les Empires centraux purent retirer leurs troupes du front oriental afin de les déployer sur le front occidental, ce qui indéniablement, prolongera la guerre avec son douloureux cortège de malheurs.

Mais pour Lénine, plus question de « guerre à la guerre ». Avec l’Armée Rouge, il engagea un combat contre les pays qui s’étaient affranchis de l’Empire russe. Une sanglante guerre civile entre communistes et tsaristes russes se déroula en Ukraine tandis que celle-ci combattait les uns et les autres. Sans l’appui des pays de l’entente, l’Ukraine succomba aux ingérences belliqueuses et impérialistes russes. La Russie ne terminant pas la guerre, la France perdit son partenaire militaire. En novembre 1932, Edouard Herriot, Président du Conseil des Ministres et Ministre des Affaires Etrangères, ratifia un pacte de non-agression entre la France et l’U.R.S.S. En 1933, Edouard Herriot visite l’Union Soviétique et plus particulièrement l’Ukraine où avait sévi une terrible famine génocidaire organisée par Staline. Cette famine, dénommée « Holodomor », fit des millions d’innocentes victimes ukrainiennes. Edouard Herriot ne vit rien de tout cela, ce qui laisse à penser qu’il n’y a pas que l’amour qui rende aveugle, il peut en être de même avec une grande amitié ou avec un total dénuement moral.

Le 23 août 1939 fut signé le pacte germano-soviétique. Ce pacte revêtait un aspect politique, militaire et économique. De septembre 1939 à juin 1941, l’Union Soviétique s’est comportée en alliée fidèle de l’Allemagne nazie. En 1939-1940, l’Union Soviétique a officiellement reconnu le gouvernement de Vichy du Maréchal Pétain. La presse soviétique calomniait sans cesse les agissements « bellicistes » anglo-américains. En septembre 1939, Staline mit à la disposition du troisième Reich, une base maritime située à l’ouest de Mourmansk. C’est de cette base que les nazis préparèrent la prise de Trondheim et l’occupation de la Norvège. Les brise-glaces soviétiques ouvrirent un passage dans le détroit de Béring, ce qui permit aux nazis de couler et d’arraisonner des bâtiments de la coalition antinazie. Ces brise-glaces se dénommaient « Lénine », « Joseph Staline », « Lazare Kaganovitch ». Fin 1940, l’Union Soviétique agressa militairement la Finlande et de ce fait fut exclue de la Société des Nations le 14 décembre 1939. Le 25 décembre 1939, la Pravda, organe du Parti Communiste de l’U.R.S.S, publiait un article exaltant la collaboration avec l’Allemagne nazie et mentionnait un discours de Staline qui glorifiait cette amitié consolidée par les liens du sang. Le NKVD et la Gestapo engagèrent, conjointement, des actions répressives en territoire polonais. Les communistes allemands qui étaient réfugiés en Union Soviétique furent livrés aux nazis. Après la signature du Pacte germano-soviétique, Staline déclara pompeusement à Ribbentrop : « Je peux vous garantir sur mon honneur que l’Union Soviétique ne trahira pas son partenaire ». Il est sans doute utile de rappeler que les nazis n’ont pas envahi que la seule Pologne mais également le Danemark, la Hollande, la Belgique, la France, la Grèce, la Yougoslavie et cela avec la complicité de l’Union Soviétique.

Les liens commerciaux qui unissaient l’Union Soviétique et le 3ième Reich ont permis à celui-ci de contourner le blocus commercial établi par la Grande-Bretagne. Staline a livré aux nazis toutes les matières premières nécessaires au bon fonctionnement de l’industrie militaire allemande. Des centaines de millions de tonnes de pétrole, de manganèse, de cuivre, de nickel et de platine furent livrées à Hitler afin qu’il puisse agresser sereinement l’Europe et bombarder la Grande-Bretagne.

A la fin de 1939, l’U.R.S.S. était l’Etat le plus militarisé et armé de la planète. 12,2% du budget de l’Etat soviétique étaient alloués aux dépenses militaires contre 9% pour le 3ième Reich. L’artillerie, les chars d’assaut, l’aviation soviétique avaient considérablement augmenté en nombre. En juin 1941, sur la ligne de front germano-soviétique, la Wehrmacht (et ses alliés) totalisaient 166 divisions contre 190 pour l’U.R.S.S. L’Union soviétique possédait 3,5 fois plus de chars, 2,2 fois plus d’avions, 1,4 fois plus de puissance d’artillerie que l’Allemagne nazie. Ces chiffres n’empêchèrent pas la totale et incroyable déroute des troupes soviétiques.

L’Ukraine, durant la Seconde Guerre Mondiale, a payé un énorme tribut pour la victoire finale. L’estimation des pertes humaines (civiles et militaires) est estimée à au moins 8 millions de victimes. 700 villes et villages furent rasés ainsi que des millions d’immeubles et d’habitations. A la fin de la guerre, l’Ukraine comptait plus de 10 millions de sans-abri. L’outil industriel et agricole fut évacué derrière l’Oural. Il en fut de même avec le cheptel animal. Il faut rappeler qu’en Ukraine, les Oradour-sur-Glane se comptent par dizaines.

Le jour de la victoire, Staline porta un toast au grand peuple russe, ignorant sciemment les autres peuples qui contribuèrent non moins que les Russes à la victoire finale. Ce toast, résolument chauvin, ignorait sciemment toute réalité et était précurseur d’importants nettoyages ethniques qui profitèrent à la Russie. Néanmoins, en 1941, les recrues de l’Armée Rouge prêtaient le serment suivant : « Moi, citoyen de l’U.R.S.S. joignant les rangs de l’Armée Rouge, je prends l’engagement solennel d’être un combattant honorable, brave, discipliné et je suis toujours prêt à obéir pour défendre ma mère patrie, l’Union des Républiques Socialistes Soviétique ». Il n’était aucunement question de la seule Russie, mais de toute l’Union soviétique.

Trop souvent en France, lors des commémorations de la victoire sur le nazisme, des hommes politiques et certains media profitent de l’événement pour célébrer l’amitié franco-russe. Les autres peuples de l’ex U.R.S.S. sont totalement occultés, quand ils ne sont pas accusés de collaboration avec les nazis. Vlassov et l’armée russe de libération, Kaminski et l’armée populaire russe de libération (en réalité des SS), totalement oubliés ainsi que le fait que ce soit la Russie qui a fourni le plus grand nombre de collaborateurs à l’Allemagne nazie. Seule prévaut l’amitié franco-russe avec Diderot et Catherine II ; le sacrifice de millions d’hommes non russes est totalement passé sous silence afin de satisfaire les visées ultranationalistes de Vladimir Poutine. Le rôle et les conséquences du pacte germano-soviétique ne sont jamais évoqués.

Poutine justifie aujourd’hui le pacte germano-soviétique arguant du fait que l’Union Soviétique s’est retrouvée seule devant le 3ième Reich. Evidemment, il n’évoque pas le pacte secret qui liait les deux dictatures qui entendaient se partager l’Europe. Actuellement, Vladimir Poutine avec l’appui de l’Eglise orthodoxe russe, mène une intense campagne de réhabilitation de Staline. Nous assistons, également en France, à la tentative de réhabilitation de Staline, ce qui témoigne soit d’une épouvantable ignorance, soit d’une naïve servilité.

Bohdan Bilot

Les larmes du Président sortant Petro Poroshenko devant une foule reconnaissante.

C’est une première dans l’histoire de l’Ukraine indépendante : au lendemain du second tour des élections présidentielles, un millier de personnes était venu remercier le Président sortant. En scandant « Merci » ou encore « le Meilleur ! », les personnes rassemblées sous les fenêtres de l’Administration du Président, voulaient rendre hommage à celui qu’ils considèrent être le meilleur chef d’Etat depuis l’indépendance de l’Ukraine – celui qui a réussi à freiner l’agression russe à l’est du pays. Petro Poroshenko, descendu pour un bain de foule, a promis de ne pas quitter la politique en exprimant le souhait de revenir dans cinq ans à la tête de l’Etat. « J’ai perdu une bataille mais pas la guerre », – déclara le Président sortant.

Les hommages ont continué également sur les réseaux sociaux. De nombreux messages de soutien et de remerciements ont inondé internet, en faisant une liste des réussites du quinquennat. Malgré un bilan mitigé, de nombreux internautes constatent le succès de la politique de Petro Poroshenko sur certaines grandes lignes, comme la renaissance de l’armée, l’obtention de l’autocéphalie pour l’église orthodoxe ukrainienne et l’annulation des visas pour les Ukrainiens. En cinq ans l’Ukraine avait initié un très grand nombre de réformes, notamment celle de la police, de la santé ou encore la décentralisation. La lutte contre la corruption, reste toutefois un vrai pont noir dans le paysage politique du pays, ce que les Ukrainiens n’ont pas hésité à sanctionner dans les bureaux de vote.

Rappelons que le 21 avril 2019, Petro Poroshenko a perdu les élections présidentielles (25% contre 73%), face à l’humoriste Volodymyr Zelensky, un grand novice dans la politique. La date de l’inauguration du nouveau Président n’a pas encore été fixée.

Anna Jaillard Chesanovska

« Je ne vote pas juste pour rire » – le lancement d’un nouvel hashtag à quelques jours des présidentielles en Ukraine.

Lancé par le leader d’un célèbre groupe de rock ukrainien « Okean Elzy », l’hashtag #JeNeVotePasJustePourRire, traduit l’inquiétude de nombreux artistes et intellectuels ukrainiens face au phénomène Volodymyr Zelensky, le candidat aux élections présidentielles, jouissant, d’après les sondages, d’une très grande popularité. Un jeune comique sans aucune expérience de la vie politique, Volodymyr Zelenski se présente comme un candidat antisystème, le « serviteur du peuple », tout comme le personnage d’une série télévisée où il a joué le rôle principal.

Déçus par les réformes qui n’avancent pas assez rapidement et épuisés par la guerre provoquée par le voisin russe, nombreux sont les Ukrainiens, notamment les jeunes, qui ont perdu confiance en le système politique et qui sont prêts à voter pour n’importe quel « nouveau visage » qui se positionne contre tous.  « Voter pour un comique ? Pourquoi pas ! Au moins nous allons rire ! », -peut-on entendre les arguments de ceux qui projettent de voter pour Volodymr Zelensky.

Pourtant le tableau n’est pas très drôle. Soupçonné de n’être qu’une marionnette d’un oligarque multimilliardaire Ihor Kolomoysky, exerçant une certaine influence sur le paysage politique ukrainien, Volodymyr Zelensky n’a toujours pas présenté de programme lisible. Pire encore, le site d’investigation indépendant Slidstvo.info vient de révéler que le candidat possède une villa en Toscane, estimée à 4 millions d’euros que Zelensky a omis de déclarer au fisc. D’autant plus que la villa en question est située dans le quartier prisé par des oligarques russes – un vrai scandale pour l’Ukraine qui souffre de l’agression russe qui a déjà causé plus de 13 000 morts en Ukraine. Certaines déclarations du candidat, qui avait déclaré être prêt à se mettre à genoux devant le président russe Vladimir Poutine, ajoutent aussi le feu aux poudres.

« Chers Ukrainiens, nous ne pouvons pas jouer notre avenir au loto, – a lancé dans un appel Sviatoslav Vakarchuk, le leadeur du groupe « Okean Elzy ». – L’avenir ce n’est pas une blague. […] Les milliers de nos compatriotes, y compris des très jeunes gens, ont donné leurs vies et continuent à la donner en ce moment même pour que nous puissions choisir en toute liberté ».

Une célèbre écrivaine ukrainienne Oxana Zabouzhko, quant à elle, qualifie le candidat Zelensky de « pantin virtuel » qui transmettrait tout le pouvoir aux « curateurs de Moscou ».

–Le pantin Ze est un personnage virtuel avec une fonction très importante: annuler la “révolution de la dignité » tout juste mise en œuvre par nous tous en 2014. Tout cela, pour revenir au niveau de l’année 2010, lorsqu’à Moscou on était plié de rire en envoyant à ces « imbéciles d’Ukrainiens » deux de ses agents pour les élections avec des options H et F en disant : « Laissez-les suer sang et eau, c’est trop marrant ! »

Ces mises en gardes, seront-elles entendues par les Ukrainiens ? Le premier tour, prévu pour le 31 mars, sera sans aucun doute décisif pour l’avenir du pays qui se trouve au tournant de l’histoire.

Anna Jaillard Chesanovska

Le procureur de la République requiert la relaxe pour Cécile Vaissié et son éditeur suite au procès en diffamation pour le livre « Les réseaux du Kremlin »

Les 14 et 15 mars 2019, devant la 17ème Chambre correctionnelle du Palais de Justice de Paris s’est tenu le procès en diffamation de Cécile Vaissié, universitaire spécialiste de la Russie soviétique et post-soviétique reconnue par ses pairs. Elle est l’auteure du livre Les réseaux du Kremlin en France.

Plusieurs plaintes pour diffamation avaient été déposées contre madame Vessié et son éditrice Marie-Edith Alouf (éditions Les Petits Matins) suite à la parution de l’ouvrage. Le livre, Les réseaux du Kremlin en France, dresse une cartographie de différents groupes reprenant pour diverses raisons les narratifs officiels de Moscou.

Lors de la première audience, Cécila Vaissé a souligné qu’elle n’avait eu aucune envie d’écrire un tel ouvrage et de risquer des poursuites, comme ses collègues ayant écrit sur des sujets similaires avant elle. Par la suite, la professeure raconte avoir senti un tournant au moment de la guerre en Ukraine, quand elle a vu se multiplier les courriels et les pages internet justifiant l’intervention russe. En tant qu’historienne, elle avait déjà noté des similitudes entre les méthodes d’influence soviétique et poutiniste, et décida d’étudier cela plus en profondeur.

« En France, les représentants du Kremlin développent activement leurs relations avec des descendants de la diaspora russe, des politiciens français de divers bords, des journalistes, des hommes d’affaires et tous ceux que fascine, pour différentes raisons, la personnalité de Vladimir Poutine. Dès lors, une grave question se pose : cette politique intrusive représente-t-elle un danger pour la sécurité nationale française et l’intégrité européenne ? En mettant au jour la formidable machine mise en place par les idéologues du Kremlin, cette enquête de fond amène à croiser d’ex-officiers du KGB, des milliardaires orthodoxes, des princes nostalgiques d’une grandeur perdue, des agents d’influence, de nombreux « idiots utiles » et beaucoup, beaucoup d’argent… », – peut-on lire.

« Cela ne va pas plaire à tout le monde, c’est sûr, – avait écrit Cécile Vaissié en mars 2016 sur des réseaux sociaux, – mais certaines choses doivent être mises noir sur blanc. Parce que les mensonges, les entourloupes, la propagande et les manipulations prennent des proportions démesurées, tentent de dissimuler violences et abus et sont dangereux pour tout le monde ».

Immédiatement, les détracteurs de Cécile Vaissié, pour qui le fait de critiquer le pouvoir du Kremlin semble équivalent à détester la Russie toute entière, ont crié au scandale en accusant l’écrivaine de russophobie, ce à quoi est réduite toute critique du pouvoir russe en place.

Six personnes ont alors intenté une procédure en justice, considérant être diffamées par les écrits de l’universitaire. Parmi les plaignants figurent Guéorgui Chépélev, dirigeant du « Conseil de coordination des compatriotes », l’ex-secrétaire national du Parti de gauche en charge des questions internationales et de défense, Djordje Kuzmanovic, son épouse Véra Nikolski, haut fonctionnaire, ainsi que les blogueurs Olivier Berruyer, Hélène Richard-Favre et Pierre Lamblé.

Il est intéressant de noter que les plaintes contre Cécile Vaissié et son éditrice ont été déposées en même temps, pratiquement à la date butoir, trois mois après la publication du livre. Un autre fait – et non des moindres – tous les plaignants (à part Chépélev) se sont adressés au même avocat, ce qui, de l’avis de la défense de Cécile Vaissié, « prouve qu’il s’agit d’une affaire conjointe ». L’avocat en question, Jérémie Assous, est également connu comme conseil de la chaîne télé russe en France Russia Today, entièrement financée par le gouvernement russe. « Le Kremlin a engagé ses réseaux en France pour prouver au tribunal qu’il n’y a pas de réseaux de Kremlin en France », – a remarqué la journaliste russe Anastasia Kirilenko.

Qualifiée par plusieurs médias comme « procédure bâillon », le procès tournait bien plus autour de la question ukrainienne que le fond du dossier. Le journaliste français à « La Croix », Alain Guillemoles, note : « Une bonne partie des débats a en effet tourné autour de la question de savoir si cette révolution a « mis des nazis au pouvoir », ou bien si cette interprétation des faits est « le fruit d’un travail de propagande du Kremlin ».

L’avocat des plaignants a bataillé de façon insistante, revenant sans cesse à la charge, pour imposer cette première interprétation. Il a affirmé par exemple que « des néo-nazis se sont emparés des principales commissions du parlement ukrainien. Au point qu’on se dit que tel était son but : obtenir un jugement qui permettrait de valider cette interprétation historique ».

Après deux jours de débats intenses et des théâtrales plaidoiries de Me Assous, des cameras de Russia Today et des yeux d’un groupe de soutien des plaignants munis tous équipés de documents distribués, le Procureur de la République a annoncé qu’il ne voyait pas de diffamation et a demandé la relaxe pour les deux prévenues.

La décision de justice sera rendue le 31 mai 2019.

Réseaux du Kremlin en France : peut-on faire rimer divulgation et diffamation ?

Madame Cécile Vaissié, auteure de l’ouvrage Les réseaux du Kremlin en France, et son éditrice, madame Marie-Edith Alouf, sont poursuivies en diffamation par six personnes : Olivier Berruyer, Gueorgui Chepelev, Djordje Kuzmanovic, Pierre Lamble, Vera Nikolski et Hélène Richard-Fabre. Le 14 mars 2019, la justice aura à répondre du bien fondé de la poursuite. Nous ne doutons pas que l’Ukraine se trouvera au cœur du débat.

L’Union des Ukrainiens de France s’élève contre les mythes et clichés propagés par les médias de désinformation russe RT et autres Sputnik. Nous dénonçons les violations du droit international, les transgressions des traités « d’amitié », de « paix », de « reconnaissance des frontières de l’Ukraine » unissant la Russie à l’Ukraine et condamnons sans réserve les nombreuses tentatives de justification de ces exactions.

L’Union des Ukrainiens de France exprime à Madame Vaissié ainsi qu’à Madame Alouf sa pleine et entière solidarité dans l’épreuve qui les affecte et les assure de son soutien inconditionnel.

L’Union des Ukrainiens de France s’attachera à contribuer à donner un plus grand retentissement à l’excellent ouvrage de Madame Cécile Vaissié.

Le Parlement ukrainien a ratifié des amendements concernant la constitution, ceux-ci devraient permettre à l’Ukraine de devenir membre à part entière de l’Union européenne et d’adhérer à l’OTAN.

Le Parlement ukrainien a ratifié des amendements concernant la constitution, ceux-ci devraient permettre à l’Ukraine de devenir membre à part entière de l’Union européenne et d’adhérer à l’OTAN.

Selon l’agence de presse Ukrinform, 334 députés ont voté ces amendements, alors que le minimum requis était de 300 voix. Avant l’ouverture du scrutin, le Président Petro Porochenko a souligné la solennité de ce moment historique, précisant que, désormais, la constitution définira l’orientation de la politique étrangère de l’Ukraine et, plus précisément, l’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN.

Le chef de l’Etat ukrainien a indiqué que l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, hormis une évolution géopolitique, garantira la sécurité nationale, le respect du droit constitutionnel et des libertés individuelles. Désormais les gouvernements qui se succèderont et, quelles que soient leurs orientations politiques, devront œuvrer en faveur d’une consolidation de l’économie du pays, d’un développement d’infrastructures modernes, d’une médecine et d’un système éducatif performants, ainsi qu’à la création d’une armée puissante et à l’institution de tribunaux exempts de corruption.

En dépit de cinq années de guerre dans le Donbass (avec l’implication directe de la Russie), l’Ukraine a opté pour la réalisation d’une démocratie de type occidental.

Anna Chesanovska

 

Le Parquet général de l’Ukraine annonce la fin de l’enquête préliminaire dans l’affaire des manifestants tués par balles sur le Maïdan.

 

Il y a tout juste cinq ans, le monde a découvert l’effroyable massacre des manifestants sur la place Maïdan au centre de Kyiv. De décembre 2013 à février 2014, des millions d’Ukrainiens sont descendus dans la rue pour manifester le « ras le bol » éprouvé envers la corruption du gouvernement du Président pro-russe Victor Ianoukovitch et de l’ingérence de Moscou dans les affaires ukrainiennes.

Plus d’une centaine de manifestants sont tombés sous les balles de la milice qui était aux ordres de l’ancien Président. Artistes, professeurs, médecins, salariés d’entreprises ont leurs visages immortalisés sur des photos exposées dans un mémorial improvisé en plein air. Cinq ans après les faits, le Procureur général d’Ukraine, Yuriy Lutsenko, déclare que l’enquête préliminaire concernant les assassinats perpétrés sur le Maïdan est enfin terminée et que l’affaire sera prochainement examinée par un tribunal.

« Nous sommes en possession de tous les éléments nécessaires pour renvoyer cette affaire devant un tribunal » a déclaré le Procureur général, notamment les résultats d’une expertise indépendante qui confirme que les ordres ont été donnés par l’ex-Président Ianoukovitch et exécutés par le Chef du service de sécurité, Iakimenko, le Ministre de l’Intérieur Zakhartchenko et de leurs subordonnés, qui ont conduit sur le Maïdan, à l’assassinat des manifestants pacifiques.

Cent cinquante personnes sont concernées par l’introduction d’une procédure. Les auteurs risquent la détention à perpétuité.

Anna Chesanovska