Cérémonie en hommage aux légionnaires ukrainiens le 2 novembre 2018

Sous le haut patronage de son Excellence l’Ambassadeur d’Ukraine en France,

Monsieur Oleh Shamshur

A l’occasion du 78ème anniversaire de l’engagement des Ukrainiens de France dans la Légion Étrangère,

Madame Annick Bilobran, Présidente de l’Association des descendants des volontaires ukrainiens de la Légion Étrangère, vous prie de bien vouloir honorer de votre présence la cérémonie du vendredi 2 novembre 2018 à 9 heures 30

au Rocher de la Garenne – Sentier des volontaires ukrainiens – Avenue de la Garenne – 13790 – PEYNIER

Renseignements complémentaires : 06 81 86 20 78

Le point de vue de Karl Marx, l’historien, sur l’impérialisme moscovite

Dans ses « Révélations sur l’Histoire diplomatique au XVIIIème siècle » (1856 et 1857, The Free Press, Londres), Karl Marx écrivait* :

« C’est dans le marécage sanglant de l’esclavage moscovite, et non dans la rude gloire de l’époque normande1, que se situe le berceau de la Russie. En changeant simplement les noms et les dates, on remarque que la politique d’Ivan III2 et celle de l’actuel empire moscovite ne sont pas que proches, mais identiques…

La Russie a été enfantée et élevée dans l’infâme et avilissante école de l’esclavage mongol, et n’est devenue puissante que grâce à une maîtrise inégalée de l’esclavage. Indépendante, la Russie est restée, malgré tout, un pays d’esclaves. Pierre le Grand a associé la ruse politique d’un esclave des mongols à la grandeur d’un suzerain mongol à qui Gengis Khan3 aurait légué la mission de conquérir le monde.

La politique russe est immuable. Les méthodes et la tactique ont changé, et continueront à changer, mais la boussole de la politique russe – conquérir et diriger le monde – est et restera inchangée. Le panslavisme de Moscou n’est que l’une des formes que prend l’invasion moscovite ».

Karl Marx

1 aussi appelée varègue ou viking.

2 Ivan III (1440-1505), Grand Prince de Moscou.

3 Gengis Khan (1162 – 1227), Empereur mongol.

* Citations agrégées du texte de Marx, traduites de l’ukrainien et tirées du prologue de l’ouvrage « Kraïna Moksel’, abo Moskoviya – roman doslidzhennya » (en ukrainien), Volodymyr Bilinskiy, Éditions Bohdan, Ternopil, Ukraine, 2015 – le texte original de Marx est en anglais. Ce point de vue a été sciemment ignoré et réinventé par « l’historiographie » soviétique.

 

Hongrie et Ukraine : une querelle de passeports qui donne du grain à moudre au Kremlin

La détestable atmosphère qui règne dans les relations entre l’Ukraine et la Hongrie n’augure rien de bon, ni pour les deux États, ni pour l’Union Européenne. En revanche, cette ambiance ne peut que réjouir le Kremlin qui, à l’évidence, agit en sous main.

Depuis plusieurs mois, le consulat de Hongrie à Berehovo délivre des passeports aux Ukrainiens de la minorité hongroise de la région ukrainienne de Transcarpatie. La législation ukrainienne ne reconnaissant pas la double nationalité, la délivrance de passeports hongrois à des citoyens ukrainiens est indubitablement un encouragement au non respect de la loi. Mais, plus grave encore, cette remise de passeports est accompagnée d’un serment de fidélité à la Hongrie. Pour couronner le tout, verre de champagne à la main, il est recommandé de ne rien révéler aux autorités ukrainiennes. Des événements identiques se sont déroulés en Slovaquie, qui ne reconnaît pas non plus la double nationalité. Les autorités slovaques ont immédiatement réagi en prononçant, à l’endroit des intéressés, la déchéance de la nationalité slovaque.

L’Ukraine n’a pas adopté cette solution et a demandé le rappel du Consul hongrois de Berehovo, assorti d’une expulsion si un délai d’une semaine n’était pas respecté. En représailles, le gouvernement de Viktor Orban a expulsé le premier secrétaire de l’ambassade d’Ukraine à Budapest.

S’il est vrai que la Hongrie agit de la même façon avec les minorités hongroises de Roumanie et de Serbie, en Ukraine, la délivrance illégale de passeports rappelle les agissements russes en Crimée avant l’annexion. Peut-être subsistent aussi les souvenirs de l’annexion, en mars 1939, de la Transcarpatie par les Hongrois alors alliés de l’Allemagne nazie.

Afin de couper court à toutes justifications de ces agissements « pour protéger les Hongrois », le parti libéral hongrois rappelle que les agressions dont ont été victimes des membres de la minorité hongroise en Ukraine sont le fait de groupes de provocateurs pro-russes et non de « nationalistes ukrainiens ».

L’UUF demande la libération de tous les prisonniers politiques ukrainiens enfermés en Russie

— COMMUNIQUÉ —

L’UNION DES UKRAINIENS DE FRANCE DEMANDE LA LIBÉRATION DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES UKRAINIENS ILLÉGALEMENT DÉTENUS EN RUSSIE

Le 30 septembre dernier, l’Union des Ukrainiens de France a organisé une troisième manifestation pour exprimer son soutien à Roman Souchtchenko et à tous les prisonniers politiques ukrainiens détenus illégalement en Russie et en Crimée occupée.

Le choix de la date et du lieu de la manifestation ne doivent rien au hasard. En effet, le 30 septembre 2016, lors d’un voyage privé, le journaliste ukrainien Roman Souchtchenko était arrêté à Moscou et disparaissait totalement de la circulation. Le choix du Parvis des Droits de l’Homme à Paris – ville lumière et capitale du pays des Droits de l’Homme – s’imposait pour exprimer notre protestation et notre profonde indignation.

Avant son arrestation, Roman Souchtchenko avait travaillé six ans en tant que correspondant de l’agence de presse Ukrinform à Paris. Il couvrait, entre autres, l’actualité relative à tous les événements diplomatiques.

Roman Souchtchenko a été accusé d’espionnage au profit de l’Ukraine et condamné à douze années de détention en régime sévère. Tous les recours juridiques ayant été employés à la suite de ce procès ubuesque, seul subsiste l’espoir d’un échange éventuel. Tels sont les faits rapportés par le Président de l’Union des Ukrainiens de France lorsqu’il a pris la parole au Trocadéro. Ce dernier s’est par ailleurs étonné du peu de réactivité des journalistes français et a fustigé l’attitude de Monsieur Taddeï, qui a déclaré ne pas être gêné de travailler pour RT et d’être payé par Poutine, dictateur dont on connaît les agissements à l’encontre des journalistes qui osent faire leur travail. Tandis qu’en France, les officines du FSB œuvrent sans trop de contraintes, en Russie l’information est totalement muselée et instrumentalisée, et les journalistes indociles assassinés ou détenus arbitrairement.

Lors de la manifestation, un représentant du mouvement démocratique chinois s’est prononcé fermement contre l’annexion de la Crimée tout en se déclarant totalement solidaire de la manifestation. Puis, un porte parole kazakh, membre actif de l’action de la protestation continue face à l’ambassade de Russie en soutien à Oleh Sentsov, a exprimé un soutien sans faille. Il a été suivi par une porte parole ouzbek et monsieur Victor Feinberg, Juif de Crimée. Enfin, monsieur Wassyl Hatsko, du parti ukrainien Demalliance, a attiré notre attention sur le fait que les manifestations organisées par la diaspora généraient un écho ressenti en Ukraine.

La Russie détient illégalement 70 prisonniers ukrainiens. Ils ont eu à subir les verdicts d’une justice stalinienne caractérisée par de fallacieuses accusations, ce qui nous remémore un temps que l’on pensait révolu.

Depuis le début de la guerre russo-ukrainienne, la France fait partie du groupe diplomatique dit « Format Normandie » (auquel appartiennent également l’Allemagne, la Russie et l’Ukraine). A ce titre, notre pays dispose de moyens privilégiés pour exercer son influence sur les négociations qui concernent les prisonniers politiques ukrainiens. Parmi ces derniers, le cinéaste ukrainien Oleh Sentsov est le plus connu et a bénéficié d’un important mouvement de solidarité. La Mairie de Paris lui a, récemment, accordé le titre de citoyen d’honneur.

L’Union des Ukrainiens de France, fidèle à la devise qu’elle prône depuis bientôt 70 ans, « LIBERTÉ AUX PEUPLES, LIBERTÉ AUX PERSONNES », appelle les citoyens français, et plus particulièrement les journalistes, à exprimer leur solidarité afin d’obtenir, à brève échéance, la libération de tous ces prisonniers politiques.

Ukrinform.fr – Réunion de l’OSCE à Vienne : l’Ukraine, les États-Unis et l’Europe exigent la libération de Roman Souchtchenko

A lire sur ukrinform.fr – L’Ukraine appelle le régime russe à libérer immédiatement et inconditionnellement Roman Souchtchenko, Oleh Sentsov, Volodymyr Baloukh et tous les autres prisonniers politiques ukrainiens détenus par le Kremlin.

Cette déclaration a été faite par Ihor Prokoptchouk, représentant permanent de l’Ukraine auprès des organisations internationales à Vienne, lors de la réunion du Conseil permanent de l’OSCE.

« Le 12 septembre, la Cour suprême de Russie a confirmé la décision honteuse du tribunal de Moscou contre le journaliste ukrainien Roman Souchtchenko, condamné à 12 ans de prison de régime strict. Nous condamnons ces actions du régime russe et appelons à la libération immédiate et inconditionnelle de Roman Souchtchenko, Oleg Sentsov et Volodymyr Baloukh, qui poursuivent leur grève de la faim, ainsi que des nombreux autres prisonniers ukrainiens », a-t-il déclaré.

Les pays européens, les États–Unis et le Canada se sont également prononcés en faveur des prisonniers politiques ukrainiens.

« Le 30 septembre, deux ans se sont écoulés depuis que le journaliste ukrainien Roman Soushtchenko est illégalement détenu à Moscou, où il a été par la suite condamné pour espionnage. Le 12 septembre, la Cour suprême a confirmé le verdict. Nous nous joignons aux appels des nombreux pays membres de l’OSCE et de son Bureau […] pour la liberté des médias», a déclaré Harry Kamian, représentant des États-Unis à l’OSCE.

Ioannis Vrailas, représentant de l’Union européenne, a également soutenu la cause des prisonniers politiques ukrainiens et a relu la déclaration conjointe des 28 pays membres de l’UE:

« L’Union européenne continue d’exprimer sa profonde préoccupation face à l’emprisonnement continu du réalisateur ukrainien Oleg Sentsov et de Volodymyr Baloukh, qui sont en grève de la faim depuis plusieurs mois, du journaliste ukrainien Roman Souchtchenko et d’autres citoyens ukrainiens détenus illégalement par la Fédération de Russie. Nous appelons à leur libération immédiate et inconditionnelle ».

Manifestation pour la libération de tous les prisonniers politiques ukrainiens illégalement détenus en Russie

Roman Suchtchenko, journaliste ukrainien condamné à 12 ans de détention en Russie pour un crime inventé de toutes parts

Manifestation pour demander la libération de tous les prisonniers politiques ukrainiens illégalement détenus en Russie, le dimanche 30 septembre 2018, à 14h00

Parvis des Droits de l’Homme
Place du Trocadéro – Paris 16ème

Roman Suchtchenko, journaliste ukrainien à l’agence Ukrinform, a été arrêté en 2016 à Moscou lors d’un court voyage privé. En juin 2018, la « justice » de la Fédération de Russie l’a condamné à 12 ans de détention en régime sévère pour « espionnage au profit de l’Ukraine ». Nous exigeons sa libération, ainsi que celle de tous les prisonniers politiques ukrainiens illégalement détenus par le régime de Vladimir Poutine.

Liberté pour Roman Suchtchenko, Oleh Sentsov, Volodymyr Balukh, Olexander Koltchenko, Pavlo Hryb, Mykola Karpiuk, Stanislav Klikh et toutes les autres victimes de l’arbitraire de Poutine !

La défense de la justice et de la liberté mérite votre présence en nombre !

Mobilisons nous !

 

 

FAKE russe : « La langue russe est interdite à Lviv » – StopFake.org

Les médias russes soumis au Kremlin continuent de publier de fausses informations visant, entre autres, à présenter l’Ukraine comme un État dirigé par des « fascistes ».

Le site stopfake.org a identifié un nouveau mensonge offert par la désinformation chronique du régime néo-impérialiste russe.

Levée des sanctions contre la Russie au Conseil de l’Europe : lettre à Mme Gries-Trisse

Le 26 septembre 2018, l’Union des Ukrainiens de France a adressé un courrier à madame Nicole Gries-Trisse (vice-présidente de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et présidente de la délégation française) pour lui faire part des très vives inquiétudes qu’elle éprouve quant à l’éventualité de la levée des sanctions à l’encontre de la Fédération de Russie.

Tandis que le multilatéralisme est fortement remis en question au niveau international, les tendances centrifuges européennes sont instrumentalisées par la Russie. La restauration des droits de cette dernière, au sein du Conseil de l’Europe, ne manquera pas d’avoir des répercussions négatives et serait un premier pas vers la levée des sanctions qui lui ont été imposées à d’autres niveaux. Voici pourquoi.

L’Union européenne a réprimé l’annexion militaire illégale de la Crimée ukrainienne par des sanctions économiques qui sont régulièrement renouvelées.

Nous constatons que les accords de Minsk, visant à mettre un terme à la guerre russo-ukrainienne, ne sont pas appliqués.

Nous constatons que la Russie persiste à nier sa présence militaire dans l’est de l’Ukraine ainsi que toute implication dans un conflit qui perdure et qui a fait plus de 10 000 victimes parmi les civils et militaires ukrainiens.

Nous observons un non respect flagrant des Droits de l’Homme en Russie : la dictature du Kremlin détient illégalement sur son territoire des dizaines de prisonniers politiques ukrainiens, parmi lesquels le plus connu est Oleh Sentsov. Les jugements et condamnations prononcés à l’encontre de ces Ukrainiens confirment la renaissance d’une époque que l’on espérait révolue.

Dans une liste qu’il est difficile de rendre exhaustive, nous évoquons en outre la montée en puissance des manœuvres de cyber-déstabilisation, les scandaleux dopages d’athlètes russes organisés par un système d’État, les assassinats de personnalités et de journalistes d’opposition tant en Russie qu’en territoires étrangers, etc.

Ainsi, quels efforts ont été accomplis par la Fédération de Russie pour mériter une levée des sanctions dont elle fait l’objet ?

Nous espérons que la délégation française au sein du Conseil de l’Europe sera véritablement consciente des faits que nous avons décrits et qu’elle en tiendra compte lors des prochains débats et au moment du vote.

FAKE : le président du parlement ukrainien Andriy Paroubiy « a fait l’éloge d’Adolf Hitler » (stopfake.org)

Les médias russes soumis au Kremlin continuent de publier de fausses informations visant à présenter l’Ukraine comme un État dirigé par des « fascistes ».

Le site stopfake.org a identifié un nouveau mensonge offert par la désinformation chronique du régime néo-impérialiste russe.

 

Sahryn : lettre au président de la Pologne

Le 21 septembre 2018, l’Union des Ukrainiens de France a adressé un courrier à Monsieur Andrzej DUDA, Président de la République de Pologne. Nous lui demandons de bien vouloir intervenir dans la déplorable affaire de la commémoration de Sahryn. Voici pourquoi.

Le 10 février 1944, à 4 heures du matin, des troupes de l’armée polonaise de l’intérieur (« Armia Krajowa ») firent irruption dans le village de Sahryn, massacrant 600 villageois ukrainiens, dont 232 femmes et 151 enfants. Parallèlement, d’autres villages avoisinants furent attaqués, faisant au total 1 300 victimes.

Le 8 juin 2018, le Président ukrainien, Petro Porochenko, accompagné de plusieurs ministres et députés, s’est rendu à Sahryn pour rendre hommage aux innocentes victimes. Il s’agissait d’exercer un devoir de mémoire et de manifester l’espoir de ne pas voir se répéter de tels événements tragiques. Lors de cette commémoration, monsieur Grzegorz Kuprianowicz (historien, coprésident d’une commission gouvernementale mixte relative aux minorités ethniques de Pologne, Président de l’Association des Ukrainiens de Pologne), a prononcé un discours rappelant les crimes sanglants qui se sont déroulés à Sahryn.

Monsieur Przemyslaw Czarnek, gouverneur de la province de Lublin, après avoir adopté une attitude méprisante et tenu des propos ironiques à l’égard de cette commémoration, a osé entamer une action judiciaire à l’encontre de monsieur Kuprianowicz. Nous estimons que les propos et agissements de monsieur Czarnek ne grandissent pas l’État polonais et prêchent contre la réconciliation. En outre, les méthodes employées par Monsieur Czarnek nous rappelent des comportements autoritaires qui ne sont pas si lointains.

Ainsi, nous nous sommes adressés au président de la République de Pologne et lui avons demandé d’intervenir pour mettre un terme à cette affaire.