Manifestation pour la libération de tous les prisonniers politiques ukrainiens illégalement détenus en Russie

Roman Suchtchenko, journaliste ukrainien condamné à 12 ans de détention en Russie pour un crime inventé de toutes parts

Manifestation pour demander la libération de tous les prisonniers politiques ukrainiens illégalement détenus en Russie, le dimanche 30 septembre 2018, à 14h00

Parvis des Droits de l’Homme
Place du Trocadéro – Paris 16ème

Roman Suchtchenko, journaliste ukrainien à l’agence Ukrinform, a été arrêté en 2016 à Moscou lors d’un court voyage privé. En juin 2018, la “justice” de la Fédération de Russie l’a condamné à 12 ans de détention en régime sévère pour “espionnage au profit de l’Ukraine”. Nous exigeons sa libération, ainsi que celle de tous les prisonniers politiques ukrainiens illégalement détenus par le régime de Vladimir Poutine.

Liberté pour Roman Suchtchenko, Oleh Sentsov, Volodymyr Balukh, Olexander Koltchenko, Pavlo Hryb, Mykola Karpiuk, Stanislav Klikh et toutes les autres victimes de l’arbitraire de Poutine !

La défense de la justice et de la liberté mérite votre présence en nombre !

Mobilisons nous !

 

 

FAKE russe : “La langue russe est interdite à Lviv” – StopFake.org

Les médias russes soumis au Kremlin continuent de publier de fausses informations visant, entre autres, à présenter l’Ukraine comme un État dirigé par des « fascistes ».

Le site stopfake.org a identifié un nouveau mensonge offert par la désinformation chronique du régime néo-impérialiste russe.

Levée des sanctions contre la Russie au Conseil de l’Europe : lettre à Mme Gries-Trisse

Le 26 septembre 2018, l’Union des Ukrainiens de France a adressé un courrier à madame Nicole Gries-Trisse (vice-présidente de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et présidente de la délégation française) pour lui faire part des très vives inquiétudes qu’elle éprouve quant à l’éventualité de la levée des sanctions à l’encontre de la Fédération de Russie.

Tandis que le multilatéralisme est fortement remis en question au niveau international, les tendances centrifuges européennes sont instrumentalisées par la Russie. La restauration des droits de cette dernière, au sein du Conseil de l’Europe, ne manquera pas d’avoir des répercussions négatives et serait un premier pas vers la levée des sanctions qui lui ont été imposées à d’autres niveaux. Voici pourquoi.

L’Union européenne a réprimé l’annexion militaire illégale de la Crimée ukrainienne par des sanctions économiques qui sont régulièrement renouvelées.

Nous constatons que les accords de Minsk, visant à mettre un terme à la guerre russo-ukrainienne, ne sont pas appliqués.

Nous constatons que la Russie persiste à nier sa présence militaire dans l’est de l’Ukraine ainsi que toute implication dans un conflit qui perdure et qui a fait plus de 10 000 victimes parmi les civils et militaires ukrainiens.

Nous observons un non respect flagrant des Droits de l’Homme en Russie : la dictature du Kremlin détient illégalement sur son territoire des dizaines de prisonniers politiques ukrainiens, parmi lesquels le plus connu est Oleh Sentsov. Les jugements et condamnations prononcés à l’encontre de ces Ukrainiens confirment la renaissance d’une époque que l’on espérait révolue.

Dans une liste qu’il est difficile de rendre exhaustive, nous évoquons en outre la montée en puissance des manœuvres de cyber-déstabilisation, les scandaleux dopages d’athlètes russes organisés par un système d’État, les assassinats de personnalités et de journalistes d’opposition tant en Russie qu’en territoires étrangers, etc.

Ainsi, quels efforts ont été accomplis par la Fédération de Russie pour mériter une levée des sanctions dont elle fait l’objet ?

Nous espérons que la délégation française au sein du Conseil de l’Europe sera véritablement consciente des faits que nous avons décrits et qu’elle en tiendra compte lors des prochains débats et au moment du vote.

FAKE : le président du parlement ukrainien Andriy Paroubiy « a fait l’éloge d’Adolf Hitler » (stopfake.org)

Les médias russes soumis au Kremlin continuent de publier de fausses informations visant à présenter l’Ukraine comme un État dirigé par des « fascistes ».

Le site stopfake.org a identifié un nouveau mensonge offert par la désinformation chronique du régime néo-impérialiste russe.

 

Sahryn : lettre au président de la Pologne

Le 21 septembre 2018, l’Union des Ukrainiens de France a adressé un courrier à Monsieur Andrzej DUDA, Président de la République de Pologne. Nous lui demandons de bien vouloir intervenir dans la déplorable affaire de la commémoration de Sahryn. Voici pourquoi.

Le 10 février 1944, à 4 heures du matin, des troupes de l’armée polonaise de l’intérieur (« Armia Krajowa ») firent irruption dans le village de Sahryn, massacrant 600 villageois ukrainiens, dont 232 femmes et 151 enfants. Parallèlement, d’autres villages avoisinants furent attaqués, faisant au total 1 300 victimes.

Le 8 juin 2018, le Président ukrainien, Petro Porochenko, accompagné de plusieurs ministres et députés, s’est rendu à Sahryn pour rendre hommage aux innocentes victimes. Il s’agissait d’exercer un devoir de mémoire et de manifester l’espoir de ne pas voir se répéter de tels événements tragiques. Lors de cette commémoration, monsieur Grzegorz Kuprianowicz (historien, coprésident d’une commission gouvernementale mixte relative aux minorités ethniques de Pologne, Président de l’Association des Ukrainiens de Pologne), a prononcé un discours rappelant les crimes sanglants qui se sont déroulés à Sahryn.

Monsieur Przemyslaw Czarnek, gouverneur de la province de Lublin, après avoir adopté une attitude méprisante et tenu des propos ironiques à l’égard de cette commémoration, a osé entamer une action judiciaire à l’encontre de monsieur Kuprianowicz. Nous estimons que les propos et agissements de monsieur Czarnek ne grandissent pas l’État polonais et prêchent contre la réconciliation. En outre, les méthodes employées par Monsieur Czarnek nous rappelent des comportements autoritaires qui ne sont pas si lointains.

Ainsi, nous nous sommes adressés au président de la République de Pologne et lui avons demandé d’intervenir pour mettre un terme à cette affaire.

Appel à la libération de Sentsov et de tous les prisonniers politiques ukrainiens illégalement détenus en Russie

En 2008, le maître du Kremlin agressait la Géorgie puis s’emparait et annexait deux régions géorgiennes.

En mars 2014, l’inertie occidentale a encouragé Poutine à violer, une nouvelle fois, le droit international et à satisfaire son ambition géopolitique en annexant la presqu’île ukrainienne de Crimée.

En mai 2014, le cinéaste ukrainien Oleh Sentsov a été arrêté en Crimée par le FSB (Services secrets russes héritiers du KGB).

Oleh Sentsov, réalisateur ukrainien

Sentsov, déféré devant un tribunal militaire, a été accusé de fomenter des actions terroristes et de participer à un trafic d’armes. Suite à un procès qualifié de « stalinien » par Amnesty International, il a été condamné à 20 ans de détention. Il est évident que la Russie actuelle est la digne héritière du système carcéral soviétique et ce n’est pas pour rien qu’elle est dirigée par un ancien colonel du KGB, Vladimir Poutine.

Il a été proposé à Sentsov de demander sa grâce au colonel Poutine, ce qu’il a refusé en poursuivant une grève de la faim. Il réclame, outre sa libération, celle de tous les détenus politiques ukrainiens, soit près de 70 innocents qui servent d’otages à la Russie.

Roman Sushchenko, journaliste ukrainien travaillant à Paris, prisonnier politique en Russie

Aujourd’hui, Sentsov en est à plus de 120 jours de grève de la faim. Malgré une forte mobilisation internationale qui réclame sa libération, le pouvoir du Kremlin reste inflexible. Hormis ses violations du droit international, l’ex-colonel et dictateur russe viole également les Droits de l’Homme, dont « la liberté, qui est le fondement de la morale et […] le premier des Droits de l’Homme ».

Assassinat du “Président” Zakharchenko : notre point de vue

Alexandre Zakharchenko, « leader » terroriste de la prétendue et autoproclamée « République populaire de Donetsk », a trouvé la mort le 31 Août, lors d’un attentat à l’explosif. Le plus étrange est le fait que cela se soit produit dans le restaurant « Separ », situé dans le centre de Donetsk et dont le propriétaire n’est autre que le responsable de la sécurité de la victime. Ce restaurant faisait l’objet d’une surveillance toute particulière puisqu’il s’agissait d’un lieu de rencontre des personnalités politico-mafieuses de la pseudo « République populaire de Donetsk ».

Dès l’annonce de l’attentat, Madame Zakharova – porte parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie – a déclaré : « Tout porte à croire que le régime de Kyiv est derrière cet assassinat ». Quant au successeur de Zakharchenko, M. Trapeznikov, il annonça d’emblée que « rien n’est changé et que l’intégration à la Grande Russie (sic !) est toujours d’actualité ». Cette déclaration lapidaire signifie clairement que les pseudos « séparatistes » ne sont pas des « séparatistes » mais des Russes ou, à défaut, des collaborateurs de l’occupant russe, dont l’objet est d’agrandir le plus vaste état du monde. Outre l’aspect politique, il subsiste l’aspect mafieux de cette affaire. Dans tous les conflits post soviétiques provoqués par Moscou, il a toujours été fait usage du grand banditisme qui sert tant les intérêts privés que les intérêts de la « Grande » Russie.

Une Russie sans limites

Après 27 ans d’une indépendance proclamée le 24 août 1991, approuvée par référendum le 1er décembre 1991 avec plus de 90 % des voix, l’Ukraine est depuis quatre ans amputée de la Crimée et en guerre avec la Russie à l’est du pays. La guerre coûte chaque semaine des vies humaines et grève d’environ 20 % le budget de l’État ukrainien.

Le Kremlin fait la guerre à l’Ukraine et le nie

Tandis que des hommes et femmes politiques européens continuent de se poser des questions, telles que « les sanctions économiques contre la Russie sont-elles justifiées ? Sont-elles efficaces ? Faut-il les abroger ? », la Russie continue de poursuivre son petit bonhomme de chemin. Après avoir violé le droit international en annexant la Crimée, Poutine a nié devant la terre entière la présence de troupes russes en Ukraine et sa participation à la guerre dans l’est du pays. Ce conflit armé a fait plus de 15 000 victimes et un million et demi de réfugiés. Chaque jour, elle coûte la vie à des soldats et des civils ukrainiens en lutte pour préserver l’intégrité territoriale de leur pays. Ce sont leurs sacrifices face à l’agresseur qui ont mis en échec, quatre années durant, la matérialisation de la chimérique « Novorossia » tant voulue par Poutine.

Le Kremlin tue des civils et le nie

Aujourd’hui, il est établi que le missile qui a abattu le Boeing de la Malaysia Airlines, en 2014, est issu du territoire russe et a été tiré par des russes. Cependant, après avoir opposé son veto quant à la création d’un tribunal international, la Russie continue de nier, opiniâtrement, son implication dans ce crime. En Syrie, la Russie est suspectée d’avoir employé des armes chimiques, ce qu’elle nie bien évidemment. Les bombardements intentionnels sur des objectifs civils ont pourtant été prouvés maintes fois. Toujours est-il qu’il s’est trouvé des hommes politiques européens pour atténuer ces crimes en déclarant qu’il s’agissait, malheureusement, de faits de guerre. Est-il permis de se demander si l’accusation de crime de guerre est toujours recevable ?

Le Kremlin soigne son image et continue ses crimes

Après le scandale du dopage russe érigé en système d’État, la FIFA a tout de même confié à la Russie l’organisation de la coupe du monde de football. Cela a été l’occasion pour Poutine de démontrer les qualités organisationnelles de la Russie : pas de néo-nazis, pas de houligans dans les rues, pas d’arrestations arbitraires, pas de manifestations. Foin ! des journalistes assassinés, de scandaleux procès staliniens engagés, en particulier à l’encontre d’Ukrainiens illégalement détenus en Russie. Poutine continue de mentir à son peuple et aux pays étrangers tandis que les médias russes déversent quotidiennement des flots de haine contre l’Ukraine et les Ukrainiens. La désinformation comprends des mensonges particulièrement éhontés, tels que la crucifixion d’enfants russes, la présence de néo-nazis dans la « junte militaire » de Kyiv, bombardement son propre peuple « russophone » à Donetsk et à Louhansk, etc. Pendant ce temps, en Russie, des affiches publicitaires sont placardées en grand nombre. Elles exhibent des bombardiers et des parachutistes russes. Toutefois, le plus remarquable est le texte qui figure sur l’affiche : « Les frontières de la Russie ne se terminent nulle part ». La citation est celle d’un colonel du KGB, Vladimir Poutine. Dans le même état d’esprit, il convient de citer un autre KGBiste, Jirinovski. Ce dernier, dans un grand élan entomologique, a déclaré : « Tant que les cloportes de Kyiv sont au pouvoir, aucun russe ne pourra trouver le repos. Il faut tuer, tuer, tuer et rien d’autre ». Un autre visionnaire, gourou de Poutine appelé Douguine, a déclaré : « Dans sa marche libératrice, la Russie ne s’arrêtera pas à la Crimée, à l’Ukraine du centre et de l’ouest, et utilisera sa force pour libérer l’Europe centrale et occidentale ».

L’IMPÉRIALISME DE POUTINE ET CONSORTS EST-IL LA CONSÉQUENCE D’UN DÉRÈGLEMENT PSYCHIQUE ?

D’une rive à l’autre du Dnister, l’armée russe s’entraîne

Le parti écologiste moldave s’inquiète d’un surcroît d’activité des troupes d’occupation russes en Transnistrie. Cette enclave moldave que les Russes se sont appropriée n’est que très rarement évoquée. Il s’agit pourtant du premier exemple de bellicisme revanchard que la Russie a manifesté après l’effondrement de l’Union soviétique.
Dernièrement, les troupes russes multiplient les manœuvres de franchissement du Dnister (l’Ukraine se trouve sur l’autre rive). Le parti écologiste moldave exige l’interruption immédiate de ces manœuvres et la cessation des activités illégales. Cette attitude provocante et inquiétante de l’armée russe menace la stabilité de la région tandis que les occupants interdisent tout contrôle effectué par l’OSCE.

Valse viennoise pour Poutine

Karin Kneissl, ministre des Affaires étrangères d’Autriche apparentée au parti d’extrême droite FPÖ, a convié à son mariage le pétulant Vladimir Poutine. Outre ses qualités physiques et sportives (si seulement l’homme jouissait d’autant de qualités morales) que les médias russes ont maintes fois mis en exergue, voici qu’à présent Poutine nous fait le numéro du danseur mondain. Cela pourrait rester anecdotique s’il ne s’agissait pas de la Ministre des Affaires étrangères du pays qui assure une Présidence tournante et étonnante de l’Union européenne. Quant au fait que Poutine soutienne les partis extrémistes de tous bords, pour peu qu’ils soient anti-européens, n’est pas une nouveauté en soi.
Depuis l’exemple de l’ex-chancelier allemand Schröder, nous avons assisté à tant de servilité de la part d’hommes politiques européens (ou non), que rien ne peut plus nous déconcerter. Seule subsiste la question : mais où tout cela s’arrêtera-t-il ?